Bitter and Bland
Le rythme effréné des jours continue sans cesse, sans véritable répit. Malgré quelques vaines tentatives d'encore épicer ma vie de quelques moments intéressants, je sombre à nouveau dans une mélancolie teintée de cynisme acerbe. Je crois que je supporte de moins en moins le côté totalement schizophrène de mon existence. Passer sans cesse d'une réalité à l'autre, du programmeur intelligent et travailleur qui mène pas trop mal sa barque, à l'handicapé dans la demande perpétuelle et qui réalise clairement que ses libertés s'amenuisent au fil du temps qui passe; de l'ami fidèle et sincère, l'épaule salvatrice qui est toujours là en cas de coup dur, à cet homme seul et parfois désespéré des injustices de la vie contre lui; de celui qui aime discuter, philosopher et se permet même des conseils sur la vie à 2 à celui que la solitude le terrifie jusqu'au fond de ses tripes, et ne supporte pas l'idée de vieillir seul... Les exemples sont nombreux, les situations complexes, et cet hiver digne du Groenland avec ses 2h de lumière quotidienne entre les nuages gris ne fait rien pour enrayer ce blues hivernal.
Il me faudrait retrouver le goût en l'espoir de jours meilleurs, me convaincre encore que même si ma solitude affective est une fatalité à laquelle j'ai peu de chances d'échapper, les quelques rares chances qu'il me reste de trouver de nouveaux bras à étreindre risquent d'être anéanties si je sombre complètement dans la noirceur qui me gagne à nouveau. Je dois m'apprivoiser, contenir ces peurs et ces angoisses et croire que cet été sera beau, et que surtout j'arriverai à apprécier la solitude un jour. En attendant que cela passe, je vais retourner me plonger dans les délices des assasinats virtuels, et sortir cette rage terrible qui m'assaille depuis hier. Au moins, je ne ferai de mal à personne...
Il me faudrait retrouver le goût en l'espoir de jours meilleurs, me convaincre encore que même si ma solitude affective est une fatalité à laquelle j'ai peu de chances d'échapper, les quelques rares chances qu'il me reste de trouver de nouveaux bras à étreindre risquent d'être anéanties si je sombre complètement dans la noirceur qui me gagne à nouveau. Je dois m'apprivoiser, contenir ces peurs et ces angoisses et croire que cet été sera beau, et que surtout j'arriverai à apprécier la solitude un jour. En attendant que cela passe, je vais retourner me plonger dans les délices des assasinats virtuels, et sortir cette rage terrible qui m'assaille depuis hier. Au moins, je ne ferai de mal à personne...

