Mr et Mme Gonzalès ont un fils...
Ma Clochette étant fort occupée ce week-end (et pour cause ;-)), Bridge m'a accompagné dans mon périble sabbatique et coursiveux au centre ville afin de quérir quelques vivres bien utiles pour survivre à ce week-end Pascal (béééééééééééé). Un soleil timide nous a gratifié de quelques rayons bienfaisants, nous permettant de prendre le premier verre en terrasse de l'année. Que du bonheur.
J'adore observer tous ces consommateurs profiter du premier jour de beau temps et se ruer dans les zones piétonnières afin de badiner nonchalamment et manger des friandises et glaces en tout genre. Je suis peut-être imbu de ma personne, mais décidément je n'arrive pas à faire partie de ce troupeau docile, mettre des fringues de marque et des ray-ban, sortir ma poule maquillée comme une iroquoise (normal me direz-vous puisque je suis toujours monosexuel jusqu'à nouvel ordre), parler fort à mes potes au gsm en commençant chaque conversation par un tonitruant "T'ES OU ?", me remémorer inconsciemment les publicités absorbées entre chaque épisode de la Première Compagnie et choisir le produit le plus cher des rayons, entretenir la paranoïa globale en absorbant chaque matin le petit yaourt spécial plein de bactéries qui protègent mon système immunitaire peut-être déficient, boire du coca-light avec les frites de mon repas quick parce que c'est moins mauvais pour la ligne, et surtout ne pas louper une minute du JT de TF1 ou RTL, pour savoir si le chômage a encore augmenté, si les politiciens sont toujours bien tous pourris, si la fabrication des sabots en ardèche est toujours bien artisanale, et si le pape a enfin daigné claquer pendant la nuit, en me réjouissant d'avance des jokes email que je recevrai sous 24h le concernant.
Désolé, je rentre pas dans le moule. Je ne prend aucun plaisir à consommer comme on voudrait m'y obliger, à être une pâle copie des autres, un mâle, un vrai, un dur. Comme dit dans le film (Gattaca, un de mes préférés) regardé hier en soirée, je suis un Dé-gêne-éré. Je suis programmé pour être différent. Et en plus, pour aimer ça, ma différence.

